Marché immobilier en France : Reprise timide mais signaux encourageants en novembre 2025

Marché immobilier en France : Reprise timide mais signaux
encourageants en novembre 2025

Après plusieurs années de ralentissement, le marché immobilier
français montre enfin des signes de reprise. Malgré des défis
persistants, notamment dans le secteur du logement neuf et sous
l’effet d’une fiscalité renforcée, les transactions repartent à la
hausse, portée par une stabilisation bienvenue des taux d’intérêt. Cet
article propose un état des lieux complet et actualisé du marché
immobilier en France pour la fin 2025, avec un focus sur les
tendances, l’évolution des prix, la réglementation et les perspectives
pour 2026.

📈 Une reprise timide mais réelle du marché immobilier

Le marché immobilier français retrouve progressivement un peu de
dynamisme, notamment sur le segment de l’ancien. Après trois années
marquées par une activité en berne, les ventes reprennent, soutenues
par une stabilisation des taux d’intérêt à des niveaux relativement
bas.

Des taux d’intérêt en phase de stabilisation

En novembre 2025, les taux de crédit immobilier restent stables
autour de 3 % à 3,5 % selon la durée du prêt :

  • Prêts sur 15 ans : entre 3,15 % et 3,65 %
  • Prêts sur 20 ans : entre 3,20 % et 3,75 %
  • Prêts au-delà de 20 ans : entre 3,30 % et 3,85 %

Cette stabilité permet aux emprunteurs de retrouver confiance et
facilite le financement des acquisitions, même si les banques se
montrent toujours vigilantes et sélectives, notamment sur les profils
financiers les plus fragiles.

Volume de transactions : hausse attendue pour 2025

Le nombre de transactions immobilières devrait franchir la barre
des 916 000 à 925 000 ventes en 2025, marquant une nette amélioration
par rapport à 2024. Toutefois, ces chiffres restent encore en-deçà des
niveaux enregistrés avant la crise, soulignant la prudence qui règne
toujours sur le marché.

Attention cependant, ce rebond ne concerne que le marché de
l’ancien. En effet, le secteur du logement neuf traverse une véritable
crise, avec une chute de 20,4 % des ventes au troisième trimestre 2025
par rapport à 2024, malgré un contexte de taux plus attractifs.

💰 Évolution des prix : une hausse modérée mais contrastée

Prix moyens en France : un léger rebond

En novembre 2025, le prix moyen du mètre carré en France atteint 3
137 €, contre 3 115 € en août 2025, traduisant une progression modeste
(+0,3 % sur un an) pour l’ensemble des logements anciens. Cette hausse
se décompose ainsi :

  • Appartements : 3 870 €/m² (+0,4 %)
  • Maisons : 2 531 €/m² (+0,2 %)

Divergences régionales marquées

Le marché reste toutefois très hétérogène selon les territoires :

  • Île-de-France : légère baisse des prix de 0,2
    %, traduisant un ajustement dans un marché très tendu.
  • Province : hausse modérée mais constante de 0,5
    %, signe d’un regain d’intérêt et d’un marché plus accessible.
  • Lyon : forte baisse, avec une diminution
    moyenne de 6,9 % sur un an. Certains arrondissements voient
    aujourd’hui leurs prix passer sous la barre des 5 000 €/m², voire 4
    000 €/m² dans deux quartiers, témoignant d’une correction
    notable.

En outre, selon une estimation récente du FMI, les prix immobiliers
en France sont surévalués de 10 à 20 %. Ce constat invite à la
prudence aussi bien pour les acheteurs que les investisseurs.

L’impact majeur du diagnostic de performance énergétique (DPE)

La transition énergétique impacte de plus en plus la valeur des
biens immobiliers. Les logements mal notés (étiquette DPE G) subissent
une décote significative, avec une perte de valeur moyenne estimée à
25 % par rapport à un logement classé DPE D. Cette dynamique favorise
une sélectivité accrue des acheteurs, de plus en plus sensibles aux
performances énergétiques.

📜 Réglementation et fiscalité : des leviers essentiels pour le marché

Nouveau cadre fiscal pour la location et hausse des droits de mutation

2025 a également vu une évolution importante de la fiscalité
immobilière : l’Assemblée nationale a adopté un nouveau statut fiscal
destiné à encourager les particuliers à louer à des prix abordables.
Cette mesure vise à soutenir le parc locatif dans un contexte de
pénurie, notamment dans les grandes agglomérations.

En parallèle, la hausse des droits de mutation mise en œuvre au
printemps 2025 a ralenti la fluidité du marché. Cette augmentation
constitue un frein évident, en particulier pour les primo-accédants,
qui voient leurs coûts d’acquisition s’alourdir.

Des professionnels mobilisés pour accompagner la reprise

Face à ces obstacles, les acteurs de l’immobilier appellent les
pouvoirs publics à mettre en place des mesures ciblées dans le cadre
du projet de loi de finances 2026. L’objectif est de soutenir une
reprise durable en fluidifiant les transactions et en améliorant
l’accès à la propriété, notamment pour les primo-accédants.

🔮 Perspectives 2026 : entre stabilisation et enjeux structurels

Les tendances observées fin 2025 permettent d’envisager une
stabilisation progressive du marché immobilier en 2026. Le volume des
transactions devrait continuer de croître modérément, tandis que
l’évolution des prix restera maîtrisée, autour d’une légère hausse
annuelle.

Cependant, cette reprise demeure fragile et marquée par des
inégalités d’accès à la propriété. Les primo-accédants restent
largement pénalisés par le niveau des prix, la fiscalité et les
conditions d’octroi des crédits. Par ailleurs, la dépendance aux
décisions gouvernementales est forte : fiscalité, régulation du parc
locatif, aides à la rénovation énergétique seront des clés
déterminantes pour l’évolution à moyen terme.

Pour les professionnels du courtage immobilier, il s’agit d’adapter
leur accompagnement en renforçant la vigilance sur les dossiers, en
privilégiant les biens avec de bonnes performances énergétiques, et en
guidant les emprunteurs vers des solutions de financement optimales
dans un contexte de sélectivité bancaire accrue.

Conclusion

En résumé, le marché immobilier français entame une phase de
reprise modérée mais palpable en novembre 2025. La stabilité des taux
d’intérêt, combinée à une demande accrue sur l’ancien, soutient les
transactions après des années d’essoufflement. Néanmoins, la crise du
logement neuf, les surcoûts fiscaux et une sélectivité accrue des
acheteurs pèsent toujours lourdement sur la dynamique du secteur.

Dans ce contexte mixed, il est crucial pour les acheteurs comme
pour les investisseurs de bénéficier d’un accompagnement expert pour
naviguer dans un marché complexe. La vigilance sur la qualité
énergétique des biens, la compréhension des nouvelles règles fiscales
et la maîtrise des taux de crédit seront autant de facteurs clés dans
le succès des projets immobiliers en 2026 et au-delà.